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Emmanuel Macron a présenté ce jeudi 30 mars à Savines-le-Lac un plan visant à améliorer la gestion de l’eau, une ressource qui se raréfie en raison du réchauffement climatique. Parmi les mesures annoncées, on retrouve notamment l’instauration d’une tarification progressive pour les « consommations de confort ». Cette mesure vise tout particulièrement les propriétaires de piscines, qui devraient voir leur facture d’eau augmenter de manière significative.
Sur les rives du lac de Serre-Ponçon, jeudi 30 mars, Emmanuel Macron a présenté son « Plan eau » censé améliorer la gestion de l’eau en France. Le chef de l’Etat a annoncé vouloir mettre en place une « tarification progressive » de l’eau, mais n’a pas donné davantage de détails sur les tarifs concrets qui pourraient entrer en vigueur. Mais alors, comment pourrait bien se mettre en place ce nouveau mode de tarification ? « Pour le service public, il s’agit d’organiser le phénomène de tarification progressive en fonction du volume consommé et d’avoir des tarifs différents pour prendre en compte les spécificités, notamment les grosses consommations. Ce travail de tarification est un moyen de conduire une politique active d’orientation et de sobriété des consommateurs » indique un conseiller élyséen. En clair, le service public « va donc qualifier un certain niveau de volume à partir duquel il fera payer plus cher pour qu’un particulier avec piscine contribue davantage » complète-t-il.
En France, le mètre cube d’eau est proposé, en moyenne, à 4,14 euros selon l’Observatoire national des services d’eau et d’assainissement (Sispea). Ce tarif varie entre 3 euros et 6 euros le m3 en fonction de votre commune de résidence. Pour un couple avec deux enfants, la consommation moyenne d’eau s’élève à 120m3 par an. Autrement dit, une facture de 497 euros.
En outre, avec la sécheresse qui touche le pays depuis le début de l’année, le remplissage des piscines est déjà interdit dans certains départements, comme les Pyrénées-Orientales. Les experts estiment que cette tendance pourrait s’amplifier lors de la saison estivale, avec un risque accru de restrictions d’eau dans différentes régions de France.
Face à ces nouvelles mesures et aux conditions climatiques actuelles, de nombreux propriétaires de piscines s’interrogent sur l’impact financier de la remise en service de leur bassin. Selon les estimations, la facture d’eau pourrait augmenter de 10 % à 20 % pour les détenteurs de piscines.
Afin de limiter l’impact financier de ces mesures, plusieurs alternatives sont envisageables pour les propriétaires de piscines. Parmi elles :
Certaines communes telles que Flers, dans l’Orne, ont décidé de mettre en place des groupements d’achat pour faire face à cette problématique. Le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) collabore avec l’AIFR, association accompagnement, insertion, formation, pour acheter des pellets en gros et permettre aux habitants de se chauffer convenablement l’hiver tout en réduisant leur consommation d’eau.
Outre les particuliers et les collectivités locales, les entreprises du secteur de la piscine sont également impactées par cette augmentation des prix de l’eau. Certains professionnels craignent que cela ne freine le développement du marché et incitent les futurs acquéreurs à se tourner vers d’autres solutions, moins gourmandes en eau.
En définitive, face à l’augmentation des prix de l’eau liée à la nouvelle tarification progressive et aux restrictions imposées en raison de la sécheresse, les propriétaires de piscines doivent désormais composer avec un coût supplémentaire pour la remise en service de leur bassin. Néanmoins, il existe des alternatives permettant de limiter cette hausse, telles que l’utilisation de systèmes de couverture, la récupération d’eau de pluie ou encore un entretien rigoureux.

Je suis Jean-Pierre Dupont, fondateur de Dupont Rénovation. J’ai créé habitat-project.fr pour partager mes 20 ans d’expérience en rénovation domiciliaire avec vous.

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